Nos objectifs, notre démarche
En ce début de 21ème siècle, à l'heure de la mondialisation, les structures traditionnelles des économies paysannes d’Amérique latine connaissent des difficultés d’intégration et de développement, face aux modèles de société que proposent les différents gouvernements.
Les communautés paysannes d'Amérique latine, bien souvent des Indiens descendant des grands empires précolombiens (Mayas, Aztèques, Incas ...), sont aujourd’hui sous l’emprise d’un système qui ne leur est pas adapté, à cause des politiques nationales mises en place et des conséquences de la mondialisation.
Le manque de terres et l’absence de politiques étatiques cohérentes en faveur d'un développement réel de l’agriculture et des communautés, ne permettent pas à celles-ci d’accéder à un niveau de vie digne de tout être humain. La modicité des crédits et la difficile connexion aux réseaux de vente locaux laissent les paysans en marge du développement, dans une misère parfois à la limite du supportable. La fluctuation des cours mondiaux des matières premières n'est pas non plus un facteur de stabilité économique.
Notre but est donc de :
- permettre aux communautés, notamment les plus pauvres, d'établir des contacts avec des personnes de l’extérieur, pour mettre en place des réseaux d’entraide et de solidarité.
- créer des réseaux de vente des produits locaux, permettant aux petits agriculteurs et artisans de participer à des échanges commerciaux avec la France et l’Europe, dans une logique d'équité. L'achat des produits à un prix juste échappe ainsi aux lois du commerce international et aux engrenages négatifs de son système inadapté.
- favoriser un mode collectif d’organisation de la production, et responsabiliser les producteurs sur la véritable valeur de leur produits, afin d’obtenir une juste rétribution de leur travail, assurant ainsi un auto développement de la communauté.
- Mettre en place des systèmes de ventes locales, pour ne pas rendre les producteurs dépendants du marché extérieur.
- instaurer une méthode alternative aux pseudo politiques à l'intention des populations déshérités, dans le but de mettre en place au sein des communautés un développement durable des pratiques agricoles et des activités artisanales en tous genres.
- donner une information sur les produits vendus, leur utilisation courante, leur importance économique et sociale pour les communautés et leur nécessité dans les zones marginalisées.
- informer le public sur la réalité du développement en Amérique latine, les conditions de vie des communautés paysannes et indiennes, grâce à la publication d’une brochure sur les aspects politiques, économiques, sociaux et culturels de ce continent.
Nos méthodes de travail :
- se mettre en rapport avec des coopératives ou des associations de petits producteurs installées dans des communautés paysannes d'Amérique latine en zone défavorisées, dont les membres sont déjà organisés de façon collective et solidaire. Favoriser l'organisation des producteurs si ceux ci ne le sont pas encore.
- développer des réseaux d'exportation de la production communautaire, sous condition que ces communautés aient aussi des débouchés de vente au niveau local.
- vendre la production en France (consultez notre page produits) par divers moyens dont notamment:
- partenariat avec d'autres organisations de commerce équitable en France et en Europe.
- circuit de la distribution traditionnelle, au travers des boutiques de proximité : boutiques de commerce équitable, de produits biologiques, de torréfaction artisanale, chocolatiers...
- stands sur les marchés touristiques régionaux, sur les marchés mensuels, et en salle lors de manifestations culturelles (conférences, réunions, débats, concerts, spectacles).
- Salons biologiques et alternatifs.
- partenariat avec certains magasins spécialisés dans l'artisanat ou les produits tropicaux, respectant l'équité dans le commerce.
- salle d’exposition permanente dans notre local de Montélimar, ouverture au public le mercredi.
A long terme nos objectifs sont aussi de pouvoir dégager des bénéfices suffisants, pour investir dans des projets concrets nécessaires aux communautés, comme l’amélioration des structures et des moyens productifs, ou la construction d’infrastructures (routes, électricité, eau, téléphone, écoles, hôpitaux...).
Respecter un commerce équitable, mettre en place ou renforcer des structures communautaires de production locale, dans l'optique de développement autonome pour assurer un niveau de vie respectable et redonner leur dignité aux peuples défavorisés d'Amérique latine, tels sont nos objectifs.
Notre Démarche
SALDAC s’est engagé dans une démarche de commerce équitable depuis l'année 2000. Notre partenariat en France avec d’autres structures de commerce équitable (Andines, Terra Libra, boutiques du réseau Artisans du Monde et autres associations) s’est maintenant bien développé, en raison du sérieux et de la transparence de nos projets.
Nos principes se basent sur le développement économique du commerce équitable, où nous essayons d’être le plus équitable possible à chaque étape de la filière, du producteur au consommateur.
Il est évident que notre première priorité consiste à respecter le travail et le savoir faire de nos partenaires producteurs et artisans, en s’engageant ensemble dans des échanges commerciaux humains. Le prix d’achat doit tenir compte des coûts réels de production, permettant aux populations concernées de vivre dignement et correctement, en accédant aux services minimums (logement, nourriture, éducation, santé).
La qualité des produits est aussi un des critères essentiel de ces échanges.
Notre seconde priorité est que le commerce équitable puisse favoriser la création d’emplois ici, pour les personnes qui se consacrent à cette activité, afin de pérenniser dans le long terme les différentes filières. C’est aussi le cas puisque SALDAC compte aujourd’hui quatre salariés.
Mais nous essayons aussi de travailler avec des partenaires commerciaux (transporteurs, fabricants d’emballages, torréfacteurs et autres services) dont les modes de fonctionnement tendent au plus vers une démarche respectueuse, de l’entreprise et de l’environnement en général.
Notre clientèle (300 points de vente en France) est constituée uniquement de boutiques de proximité (magasins de torréfaction, de produits biologiques et/ou équitables, autres épiceries, associations ou collectivités), où nos projets peuvent être ensuite expliqués au consommateur final. La distribution de prospectus dans les boutiques, concernant chacune de nos filières, facilite la circulation de l’information et la transparence de nos activités.
Nous travaillons aussi en collaboration avec d'autres organisations de commerce équitable, comme l'entreprise Terra Libra qui distribue le café El Palomar et les chocolats El Inti dans le réseau alternatif en Bretagne. Pour en savoir plus sur cette structure www.terralibra.fr.
Egalement avec l'association EPICE, basée à Marseille, qui prend en charge la distribution locale de nos produits dans leur secteur géographique : www.epice.org.
Nous avons aussi développé un réseau de vente en Suisse (20 boutiques), grâce à notre partenaire SALDAC Suisse, qui s'occupe de la distribution dans ce pays, selon les mêmes principes qu'en France. Pour en savoir plus sur leur réseau, vous pouvez visiter le site de SALDAC Suisse.
MINGA
Depuis 2002, SALDAC est membre actif de MINGA, association pour le développement d'une économie équitable, qui regroupe une centaine de structures en France : sa démarche est de plus en plus reconnue par les autres acteurs du commerce équitable en France, mais aussi en Europe. MINGA est en train de devenir une référence en matière de commerce équitable, compte tenu de la transparence des activités de ses membres, qui fournissent chaque année divers documents à l’association (bilan, compte de résultat, liste des produits, prix d’achat, documents publics de présentation), comme l’exige notre Charte interne et notre règlement intérieur, disponible sur le site de Minga : www.minga.net.






