Solidarité avec l'Amérique Latine pour le Développement des Communautés
 

Un groupement de producteurs de maca, sur les hauts plateaux

Une micro entreprise familiale

SALDAC se fournit auprès de la micro entreprise familiale PROMACA à Huancayo, qui travaille avec plusieurs groupes de petits producteurs de maca sur les hauts plateaux centraux (plateaux du Bombon), dans une optique de commerce équitable et de développement durable. PROMACA fournit une assistance technique pour améliorer la qualité et les rendements de la maca, dans le respect de l'environnement, en utilisant des méthodes de culture naturelles. L'entreprise achète la récolte à un prix supérieur de 30 à 50 % au cours local, élabore différents produits, générant ainsi de la valeur ajoutée, qui permet donc de payer un prix correct aux producteurs. Elle s'occupe ensuite de faire la promotion des bienfaits et des vertus de ce produit et cherche des débouchés sur le marché local et national, mais aussi à l’extérieur.
Cela permet aux producteurs d’accéder à un meilleur revenu, d’améliorer leurs conditions de vie et d’instaurer un développement durable au sein des communautés.

Champ de Maca dans les hauts-plateaux péruviens
©SALDAC

Aujourd'hui, Promaca est en contact avec trois groupes d'une vingtaine de producteurs chacun dans trois communautés : Junin, Ninacaca et Yauyos. Chaque agriculteur possède de 1 à 2 hectares.

On laboure à l'aide de charrue pendant le mois de novembre. Il faut semer la maca en décembre au début de la saison des pluies pour récolter entre juin et juillet. Ils font passer les troupeaux de moutons pour enfoncer les graines, ce qui permet en même temps un apport d'engrais naturel.

La maca séche
©SALDAC


Il faudra compter environ 1 à 2 mois pour obtenir un séchage complet, la première semaine dans les champs, pour procéder en même temps au nettoyage et au tri des tubercules. Mais ensuite le séchage final se fera à Huancayo sur les toits du local de Promaca, à 3200 m, car il y fait plus chaud et le séchage sera ainsi plus efficace.

Des problèmes de production

En 1999, le gouvernement péruvien, lança un projet de développement à grande échelle de la culture de la maca. Il réussit à convaincre plusieurs communautés du plateau de Bombón, de planter environ 1000 ha de maca (1500 ha dans tout le pays), s'engageant à acheter l'intégralité de la récolte par l'intermédiaire d'une multinationale en agro alimentaire, la Quimica Suiza.
Mais à la fin de la récolte, aucun achat ne fut effectué par le gouvernement et la Quimica Suiza. Les habitants des hauts plateaux se retrouvèrent avec un énorme stock de maca sur les bras, sans pouvoir le vendre sur le marché local. L'offre étant alors beaucoup plus grande que la demande, les prix chutèrent de plus de la moitié.

Les différents produits à base de maca
©SALDAC


Ce programme ayant été lancé tardivement, la maca fut récoltée en octobre 1999, au début de la saison des pluies. La moitié de la récolte fut perdue par pourrissement, en raison des difficultés de séchage. Une tragédie de plus pour les communautés andines.
Depuis 2000 la demande en maca a considérablement augmenté grâce à une grande consommation régionale mais l’offre a aussi explosé (6000 hectares semés en 2001), et les prix continuent de s’effondrer, mettant les paysans dans une situation difficile.
Entre 2001 et 2003, beaucoup de producteurs arrêtèrent peu à peu de planter de la maca, à cause des prix peu attractifs du marché, alors que la demande était en pleine explosion, notamment pour l'exportation.
Depuis 2004, la demande sur le marché est en constante augmentation, favorisant une amélioration des cours. Mais l’offre reste pour l’instant supérieure à la demande et la stabilité des prix n’est pas encore garantie.

Liqueur de Maca 75 cl
Commander en ligne
©SALDAC

Grâce au dur travail réalisé par l'entreprise Promaca depuis le début des années 80, toute une gamme de produits fabriqués à base de maca a vu le jour. Vendus localement, ils permettent à beaucoup de producteurs d'écouler leurs stocks de maca à un prix supérieur à ceux du marché local, par la création d'une valeur ajoutée. Liqueurs de maca, farine, bonbons et peut être bientôt maca soufflée, font le bonheur des habitants des hauts plateaux.

Le programme de culture biologique

Bien que cultivée de façon naturelle depuis le début du projet par l'entreprise Promaca, la culture de la maca commence à partir de fin 2007 un processus de certification biologique, essentiellement suite à la demande de la clientèle européenne.
Le projet se restructure autours de la communauté de Junin, près du petit village de Ondores, où environ une dizaine d’hectares sont semés sur un terrain vierge de culture depuis plus de 60 ans, pour bénéficier plus vite de la mention biologique.
La parcelle est préparée au mois de novembre 2006, pour semer les graines qui profiteront ensuite de la saison des pluies qui débutent dès le mois de décembre.

Récolte de la maca, juin 2007
©SALDAC

La récolte a lieu à partir de juin ou juillet, cette année grâce à une bonne saison des pluies, la maca a mûri plus vite et la récolte à commencé début juin.
Il faut une petite pioche adaptée pour sortir le tubercule de la terre sans l’abîmer, qui pousse presque en surface. Une fois que la maca est mûre à point, la récolte doit se faire rapidement pour éviter que le tubercule se dessèche.

Nettoyage de la maca pour enlever la terre
©SALDAC

Il faudra ensuite la nettoyer pour enlever la terre et les impuretés du terrain. On utilise une sorte de filet en guise de tamis, et on remue fortement les lots de maca pour faire tomber la terre.

Maca propre, prête à être emportée pour un premier séchage
©SALDAC

Une fois celle ci débarrassée de la terre, on la stock ensuite dans des grands sacs aérés pour la transporter sur son premier lieu de séchage sur les hauts plateaux.

Premier séchage sur les hauts plateaux
©SALDAC

Elle restera environ 10 jours à plus de 4000 m pour le séchage de la partie extérieur de la plante, puis elle sera transportée à Huancayo dans les locaux de Promaca où elle terminera sa phase de séchage pendant encore un bon mois. L’altitude plus basse (3200 m) facilitera le séchage homogène du cœur du tubercule.
C’est ensuite le petit moulin artisanal à Huancayo qui s’occupera du broyage des tubercules pour les réduire en farine.

Mise en pot de la farine de maca
©SALDAC

La mise en pot se fait ensuite dans le local de Promaca, qui embauche environ 6 personnes pour cette phase de l’activité.

Si vous souhaitez découvrir dès à présent cette MACA vous pouvez la commander directement par notre site en allant à la page produits, ou bien trouver un point de vente près de chez vous en vous rendant à la page points de vente.

Grain de café torréfié SALDAC
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